Les tours à Pommes de Terre – saison 2016

La première année de notre arrivée, nous avons cultivé sur un tiers de la surface du potager des pommes de terre de façon traditionnelle, en rangs bien alignés, buttées… nous avons testé deux variétés, la Ratte et la Vitelotte.

Culture traditionelle de pommes de terre

De plus, j’ai voulu écouter les jardiniers locaux qui m’ont assuré, qu’ici, planter les pommes de terre pour la semaine sainte est bien trop tôt, et qu’il faut attendre « que le lilas soit en fleurs » Comme à Toulouse, le lilas est en fleur pour Pâques, j’ai attendu la floraison des lilas, ici.
La récolte fut tardive, et maigre, les tubercules peu nombreux, 200 à 300 grammes par pied étaient de petite calibre.

Cette année, nous avons donc essayé de trouver des solutions, afin de tenter de faire des cultures de pommes de terre dans cette terre trop compacte, et, en même temps, de nous affranchir de la culture en alignements tout en gagnant une place qui nous est désormais précieuse.

Nous avons pensé trouver une réponse avec les tours à pomme de terre.

Pour lancer ce projet, nous avons, au préalable, regardé de nombreux blogs, visionné beaucoup de vidéos (en russe), lu le commentaires dans plein de forums de jardinage. Les tour à pommes de terre sont très prisées par les permaculteurs, et pour nous, ce n’était pas réellement engageant (vous savez  ce que nous pensons d’eux).

Nous avons décidé de tester chez nous plusieurs variétés de pommes de terre non conventionnelles, toutes achetées chez La Bonne Graine. Ces variétés sont :
Anoë, Apollo, Bergerac, Blue Belle, Bonnotte de Noirmoutier, Coquine, Corne de Gatte, Dalida, Koopman’s Blauwe, Linzer Delikatess, Miss Blush, Ratte, Rouge des Flandres, Shetland Black, Violet Queen, Violetta, Vitelotte.
Comme il nous restait encore un sac, nous avons acheté des tubercules de la variété Red Emmalie au magasin Gamvert le plus proche.

Nous avons fait de premières plantations, précoces, sous tunnel, avec Ratte et Vitelotte.

Un premier test consistait à la plantation d’un tubercule de Ratte sous un pot renversé sans fond. Cela en trois points différents du tunnel.
Sur la terre finement travaillée du tunnel, nous avons déposé un tubercule à même le sol, puis, couvert par un pot. Nous avons couvert le tubercule d’une couche de compost, puis remplis le pot de terre, enfin une couche de compost puis un paillage de foin.

Tunnel, plantation

Puis nous avons planté un sac de Ratte, avec une dizaine de tubercules sur 3 étages.
Enfin, nous avons planté un sac de Vitelotte, de la même façon.
Dans un sac sans font, nous avons déposé 3 ou 4 tubercule sur la terre du tunnel, dans une couche de compost, puis, nous avons paillé le tour du sac, à l’intérieur avec du foin, et nous avons mis une couche de 5 cm de terre, puis à nouveau 3 à 4 tubercules, du compost du foin de la terre, puis 2 ou 3 tubercules du compost du foin et de la terre.
Pendant la végétation, à mesure que les feuillages émergeaient du sol, on a rajouté de la terre. La végétation de la Ratte, à l’entrée du tunnel a souffert d’un coup de gel début mai.

Ratte sous tunnel en avril

Vitelotte sous tunnel en juin

Nous avons commencé par récolter sous les pots, quand ceux-ci se sont soulevés par l’action des tubercules qui grossissaient.

Ratte sous pot - Tunnel

Sous chaque pot, la récolte de ratte primeur, pour un seul tubercule, a été respectivement de 780, 845 et 1265 grammes, avec des tubercules qui ont atteint une grosseur respectable.

Tubercule de Ratte

Pot2

Pot3

Nous avons récolté les sacs :
La Ratte à la mi-juin

Désensachage

Une récolte de 5 kilos pour une grand sac, où les tubercules avaient dédaignés la terre compacte, pour croitre dans le mélange compost – foin.

La Vitellote, début juillet

Juillet 2016 182

Quelques kilos également pour un résultat assez décevant, avec beaucoup de grenaille, comme d’habitude avec cette variété.

Culture « de plein champ ».

Nous avons mis préalablement à germer nos tubercules dans la serre. Nous les plantons, depuis plus de 25 ans, toujours le mercredi de la semaine sainte (mercredi avant Pâques), en jour RACINE, lorsque le lune descendante et décroissante est devant la constellation de la Vierge.
Soit, cette année, le mercredi 23 mars.

En pleine terre, nous avons utilisé les mêmes sacs que sous tunnel, mais coupés en deux, et toujours sans fond. Enfin, nous avons également testé des sacs spécialement vendus pour cette culture et fabriqués en Chine. Directement chez le fabriquant, ils ne coutent presque rien, les mêmes vendus en France par n’importe quel négociant, sont proposé 20 fois plus cher. Ces sacs sont fabriqués dans une matière qui se dégrade très vite au soleil, et au moment de la récolte, ils sont quasiment décomposés. A proscrire donc.

Plantation au potager en mars

Nous avons planté à chaque fois 6 tubercules, d’un sachet de 10 (les 4 autres ont été donnés à la famille pour une culture plus traditionnelle). Nous avons procédé de la même manière que sous tunnel, mais en seulement deux couches de trois tubercules. Nous avons rempli de terre jusqu’à la moitié du sac.

Mars plantation

Nous avons rajouté de la terre au fur et à mesure de la croissance des feuilles.

Les dernières gelées blanches de début mai ont affectées quelques pieds, située dans un courant d’air très étroit et précis (que nous essaierons de modifier l’an prochain).

Mai 2016 387

Mis à part rajouter de la terre du jardin dans les sacs, nous ne sommes jamais intervenus sur nos pommes de terre qui n’ont connu ni maladie, ni ravageur pendant la végétation.

La récolte :

Pour vous donner une meilleure idée du rendement, nous avons, à chaque fois pour la photo, prélevé et mis à gauche la quantité de semence utilisée pour obtenir cette récolte. Par contre, ne vous fiez pas aux étiquettes sur les photos, nous avons eu quelques petits bugs.
Nous avons récolté nos pommes de terre de plein champ en deux temps : les 6,7 et 8 août, puis le reste les 26 et 27 août, le vitelotte plus tardives, le …

Anoë,

Récolte 1125 grammes

Anoë

Apollo,

Récolte 2257 grammes

Apollo

Bergerac,

Récolte 603 grammes

Bergerac

Blue Belle,

Récolte 1899 grammes

Blue Belle

Bonnotte de Noirmoutier,

Récolte 1724 grammes

Bonnotte de Noirmoutier

Coquine,

Récolte 1475 grammes

Coquine

Corne de Gatte,

Récolte 2278 grammes

Corne de Gatte

Dalida,

Récolte 3026 grammes

Dalida

Koopman’s Blauwe,

Récolte 2791 grammes

Koopman's Blauwe

Linzer Delikatess,

Récolte 1353 grammes

Linzer Delikatess

Miss Blush,

Récolte 2960 grammes

Miss Blush

Ratte,

Récolte 303 grammes

Ratte

Red Emmalie,

Récolte 1402 grammes

Red Emmalie

Rouge des Flandres,

Récolte 1408 grammes

Rouge des Flandres

Shetland Black,

Récolte 1843 grammes

Shetland Black

Violet Queen,

Récolte 973 grammes

Violet Queen

Violetta,

Récolte 1993 grammes

Violetta

Vitelotte.

(pas encore récoltée)

Conclusions et améliorations à apporter pour la prochaine saison.

Le résultat est prometteur, même si nous n’avons jamais trouvé un sac plein de pommes de terres comme vu dans certaines vidéos de propagande.
Notre terre argileuse a eu tendance à se compacter à l’intérieur des sacs, et les plus beaux tubercules étaient près du paillage de foin, sur les côtés.
Les tubercules les plus en profondeur, en contact avec le sol du potager étaient souvent en partie dévorés par divers ravageurs, que nous avons souvent surpris « à table » et qui ont fait illico le régal des poules.
La culture sous abris pour une récolte primeur est également prometteuse, mais nos sacs étaient trop hauts.

En 2017, nous utiliserons uniquement des sacs fabriqués par nos soins sur le modèle de ceux achetés en Chine, et spécialement conçus à cet effet, mais sans leur « trappe de visite » un peu gadget. Ces sacs auront un fond, qui pourrait limiter « la part des anges » et nous les confectionnerons avec de la toile de paillage, utilisée pour la plantation des haies, de couleur verte qui devrait les rendre plus discret que nos sacs blancs.

La préparation de la terre pour remplir les sacs sera plus soignée, nous emploierons de la terre passée au tamis, mélangée au préalable avec beaucoup de compost, de terreau et de foin pour la décompacter. Le buttage des plantes dans les sacs sera plus progressif, et toujours avec ce substrat préparé avec soin.

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