Plantes et musique

Les disciples de Pytagore avaient, déjà, noté l’influence de la musique sur les plantes.

Depuis des millénaires les hommes ont pensé que la musique pouvait avoir un effet sur les plantes. En effet, jusqu’à la fin du Moyen Age en Europe, les hommes utilisaient des rituels agraires accompagnés de musique et de chants pour aider la germination et la pousse des récoltes ou encore fredonnaient dans les champs.

Carl Linné, le botaniste suédois du XVIIIème siècle, donne des informations sur les rythmes très spectaculaires auxquels obéissent les plantes, et qui semblent dénoter de leur part une sensibilité étonnante.

Aujourd’hui encore dans quelques tribus indiennes d’Amérique et d’Afrique, ces rituels sont utilisés. Par exemple les aborigènes d’Australie utilisent des chants pour faire pousser leurs plants de tomates, bien que ces rituels soient des actes religieux on peut se demander si leurs chants ont vraiment un résultat sur les plantes.

Si certains scientifiques ne croient pas encore à cette théorie, certaines entreprises n’hésitent pas à la mettre en pratique. Ainsi,  au Japon, la société Gomei-kaisha Takada a déposé un brevet en 1991 sur l’utilisation de certaines musiques censées améliorer la fermentation des levures employées pour la fabrication des sauces soja.

Des recherches sont pratiquées par des scientifiques pour comprendre l’effet de la musique sur les plantes.

Marcel Vogel

Marcel Vogel ne se contenta pas, dans ses expériences, de prouver le besoin d’affection des plantes. Il reprit des expériences sur le plan musical, et, avec des morceaux aussi marqués que Nuits dans les jardins d’Espagne de De Falla, obtint sans conteste l’enregistrement d’oscillations rythmées de la part de ses plantes.

Le Dr Vogel est un chercheur en chimie aux laboratoires de recherche d’IBM à San José, Californie, et c’est un pionnier de la technologie de la luminescence. Il a mis au point les cristaux liquides, les films magnétiques, les disques Floppy, etc. C’est un pionnier de la communication, entre l’homme et la plante, de la recherche sur la transmission de l’énergie et a également écrit des livres et des articles sur ce sujet.

Mrs. Dorohy Rettallack élève des végétaux en musique au Collège Buell Temple, à Denvers, dans le Colorado. Cette dame avance que l’audition de Bach ou de Ravi Shankar influence favorablement les cultures, mais qu’une séance de rock les ploie, qu’elles se mettent à dépérir à toute allure, et qu’elles meurent en quelques semaines .

En 1969 Dorothy Retallack fit des recherches sur cette théorie en testant plusieurs sortes de musiques sur plusieurs type de plantes(maïs, pétunias, courges, etc.) et écrivit un livre : The sound of music and plants où elle explique ses expériences et ses conclusions sur cette théorie.

Dans sa première expérience elle mit dans trois chambres différentes des plantes et elle fit écouter dans chaque chambre la même tonalité mais avec des durées différentes. Dans la première pièce, elle fit écouter 8 heures de cette tonalité, dans la deuxième pièce elle fit écouter pendant trois heures avec des pauses, dans la troisième pièce elle ne fit pas écouter de tonalité du tout. Les plantes de la première pièce sont mortes au bout de quatorze jours. Les plantes de la deuxième, ont poussé et sont plus saines que celles de la troisième pièce. Cette expérience montre que le son a un effet sur les plantes et que quand elles sont mises en présence de musique avec des pauses elles poussent mieux qu’avec une tonalité en continu ou sans tonalité.

Dans une deuxième expérience, elle mit un premier groupe de plantes dans une pièce branchée à une radio locale de rock et dans une autre pièce, un autre groupe branché à une radio de musique classique. Elle fit écouter à chaque groupe trois heures de musique.

Les plantes écoutant de la musique rock grandissent au début mais deviennent anormalement hautes, avec des feuilles plus petites que les autres plantes et consomment plus d’eau. Elles n’ont plus de fleurs et leurs tiges se dirigent à l’opposé du poste de radio. Certaines plantes sont même mortes. A l’inverse les plantes soumises à de la musique classique sont plus saines et leur tiges se dirigent vers le poste de radio. Ces plantes possèdent des racines plus grosses et longues que celles de l’autre groupe. Au bout de deux semaines, les plantes sont de taille uniforme, vertes et luxuriantes.

Avec cette expérience, on remarque que la musique a bien un effet sur les plantes et que cet effet peut être positif ou négatif en fonction du type de musique.

Dorothy Retallack fit encore de nombreuses expériences, comme par exemple jouer une chanson sur des fûts en acier qui donna à peu près le même résultat que le rock (les percussions peuvent avoir un rapport avec ces résultats).

Enfin, en rapport avec les anciens rituels agraires, Mrs Retallack fit une expérience avec un groupe de plantes, qui « écouta » de la musique indienne d’Amérique du nord, un deuxième groupe « écouta » la musique de Bach avec un orgue et un troisième groupe « n’écouta aucune musique ». Les plantes ont mieux poussées avec la musique indienne qu’avec la musique de Bach (les plantes de la première salle se sont plus penchées vers les hauts parleurs que le deuxième groupe). Cependant aucune des deux musiques n’a tué les plantes. Cette expérience peut montrer que les rituels agraires avaient bien un effet sur les plantations.

Ainsi, même si ces expériences n’ont pas été faites de manières totalement scientifiques, elles sont la genèse de la théorie sur l’action de la musique sur les plantes.

Publicités

La protéine d’Evariste

En 1992, Joël Sternheimer, dépose le brevet du Procédé de régulation épigénétique de la synthèse protéique qui permettrait d’expliquer, entre autres, l’influence de la musique sur des organismes vivants.

Joël Sternheimer, ancien élève d’Oppenheimer, professeur à l’université européenne de la recherche, s’est intéressé aussi aux effets de la musique sur les plantes.

Il affirme : « une mélodie spécifique peut stimuler ou inhiber la synthèse d’une protéine au sein d’un organisme », et que « chaque protéine peut être caractérisée par sa musique, qui est une vision de la protéine à une autre échelle ».

Joël Sternheimer, en 1996, a fait au Sénégal des expériences sur des plants de tomates. Mansour et Ousmane Gueye – un industriel sénégalais et son frère technicien agricole ont étudié l’effet de la musique sur la protéine TAS 14 (protéine de résistance de la tomate à la sécheresse). Cette protéine aide les plants à résister à la sécheresse. Pour cela Sternheimer a passé trois minutes par jours de la musique aux plants de tomates pour stimuler la TAS 14 grâce à un simple radiocassette. Il a de plus, placé des plants « témoins » élevés dans des conditions normales.

Ils a obtenu des résultats remarquables puisque les plants soumis a l’écoute de la musique eurent une croissance nettement supérieure : les pieds de tomates faisaient en moyenne 1.70 mètres, les tomates étaient plus grosses et parfois même éclatées à cause d’un excès d’eau alors que ces plantes avaient en réalité consommé moins d’eau par rapport aux autres plants, cultivés avec un arrosage selon l’habitude de la région.

Il est soutenu en cela par Jean Marie Pelt, le célèbre scientifique qui pense que Joël Sternheimer nous donne peut-être la clef, ou l’une des clefs des effets de la musique sur les plantes et déclare : « lorsque les plantes « écoutent » la mélodie appropriée, les ondes acoustiques sont transformées « microphoniquement » en ondes électromagnétiques elles-mêmes sources « d’ondes échelle » et elle se mettent à produire la protéine spécifique à cette mélodie ».

Dans son livre Les langages secrets de la nature (paru en livre de poche) Il consacre un chapitre aux rapports entre la musique et les plantes, et confirme, après expérience, que les plantes sont effectivement sensibles à certaines mélodies.

Les langages secrets de la nature

Le plus pittoresque, c’est que Sternheimer a connu le succès comme artiste sous le nom d’Evariste, en 1967 et qu’il a participé à l’aventure d’Hara Kiri.