La notion de globalité

L’exploitant agricole conventionnel cherche à résoudre un problème spécifique, dans un temps donné et sur un espace délimité. Il ne tient pas forcément compte de l’ensemble des éléments qui constituent l’environnement, ne serait-ce qu’immédiat, de ce problème.

Le cultivateur soucieux de respecter l’équilibre biologique de son domaine envisagera ce dernier comme un ensemble : il prendra en considération l’environnement (Il devra, par exemple, s’isoler des parcelles travaillées en conventionnel, par des fossés et des haies). Il tiendra compte, également, du calendrier planétaire et de l’ensemble des acteurs liés au domaine (les animaux, lui-même en tant que jardinier de la nature, les consommateurs, etc.).

Dans son travail quotidien, l’agriculteur mesurera la conséquence de ses actes sur l’ensemble de l’entreprise, et chaque pratique agricole sera envisagée comme partie d’un tout, et non pas comme solution isolée d’un problème ponctuel.

Il faudra également observer les adventices (ortie, oseille vierge…) et les ravageurs (taupes, oiseaux…) avec un regard différent. En effet, leur présence, ou leur absence est source d ‘information. La prédominance d’une espèce permet de signaler une carence. Si une plante se développe anormalement et de manière anarchique, c’est qu’elle doit résoudre un problème lié au sol. Si un animal prolifère, c’est que son prédateur est absent, ou que le biotope incite à cette prolifération.

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