Pour faire un bon compost…

Le compostage en tas.

On prendra soin, tout d’abord, de mélanger au mieux les différents apports. Le tas mesurera au moins deux mètres de large, et plus d’un mètre de haut. Il aura la forme d’une pyramide tronquée. On placera les éléments à composter en couches successives, inclinées de 45 à 30°. Le tas de compost sera recouvert, soit par une toile, soit par des végétaux (courges), soit par de la tonte de gazon, afin d’éviter le lessivage par la pluie. On devra veiller, pendant la phase de montée en température, à ce que celle-ci ne dépasse pas 70° C. Enfin il est nécessaire, pour obtenir un compost homogène de le retourner au moins à deux reprises. Il faut veiller à ce que le compost dégage toujours une bonne odeur de sous bois et de champignons.

S’il dégage une odeur d’ammoniaque, c’est qu’il est mal aéré, et que l’azote se transforme en nitrate. Il convient dans ce cas de retourner rapidement le tas et de lui apporter de la cellulose (paille, foin) pour l’aérer.

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On ajoutera à chaque fois les préparats du compost, ou, au minimum, on pulvérisera du purin d’ortie. Ces préparations sont élaborées à partir d’achillée millefeuille, de camomille, d’ortie, d’écorce de chêne et de pissenlit. Elles doivent être incorporées dans de petits trous creusés dans le compost. On terminera en arrosant le tas avec la dernière préparation à base de valériane. Ces différents apports permettent d’obtenir un compost équilibré, riche en oligo-éléments.

Il est déconseillé d’utiliser certains déchets directement : les déchets de cuisine cuits, les peaux d’agrumes, de bananes, et les déchets ne provenant pas de l’agriculture biologique. Pour ma part, j’ai trouvé comme solution de faire un précompostage en les incorporant aux toilettes à litières. J’ai remarqué, en les vidant, que le processus de décomposition était toujours largement avancé. De plus c’est un milieu extrêmement équilibré en protéines animales et en cellulose, riche en bactéries, protozoaires et champignons. Depuis que j’opère ainsi, la décomposition de ces déchets ne me pose plus aucun problème (excepté pour les peaux d’agrumes et de bananes, trop chargées en pesticides).

Il faut compter entre trois mois et 2 ans avant l’utilisation du compost. Cet engrais naturel ne sera utilisé qu’à complète maturité ; il sera déposé sur le sol, sans être enfoui.

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4 réflexions au sujet de « Pour faire un bon compost… »

  1. Merci pour cet article, effectivement cela semble très compliqué. Que pensez-vous du « compostage direct » ? La mise directe des déchets végétaux en dessous du mulch, aux pieds des plants de légumes ?

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      1. Ok, merci pour votre réponse.
        Je lirai également dans un de vos article la problématique du papier journal avec l’encre au plomb… je recherche une solution pour fabriquer des godets en papier (ou autre matériel biodégradable) afin de pouvoir économiser des godets et autres plaques en plastique (c’est aussi dans l’idée de pouvoir revendre mes surplus tout en gardant mes pots ;p). Auriez vous une solution interessante ?

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