Le non-travail du sol en pratique

Le cultivateur soucieux de conserver toute la richesse de son sol prendra soin de ne pas le retourner.

S’il éprouve la nécessité de remuer le sol, pour l’aérer par exemple, il devra privilégier des outils qui s’enfoncent verticalement, mais qui ne retournent pas le sol.
Pour de petites surfaces, la fourche bêche est l’outil idéal, à condition de l’utiliser correctement : on enfonce la fourche, on la pousse vers l’avant, puis vers l’arrière, et on la ressort. Plus grande est la grelinette, l’outil mis au point en Savoie par André Grelin, et toujours commercialisée par sa famille.

Grelinette d'André Grelin

C’est outil de jardinage permettant une technique rationnelle de labour manuel, sans retournement. (Les bêches ordinaires ou automatiques visent au retournement systématique de la terre, opération non seulement longue et pénible, mais parfois néfaste, en particulier au printemps.)

L’outil, aux dents biseautées très tranchantes, est enfoncé verticalement bien à fond (le lancement vigoureux suffit en terre légère).

Tirer les manches vers vous et, en reculant d’un pas, basculez à droite et à gauche, pour diviser la motte sur place. Inutile de se baisser pour soulever péniblement la terre, comme avec la bêche.

Pour de plus vastes superficies, les outils tirés par un tracteur devront être des outils de griffage (cultivateur) ou la sous-soleuse, dans le cas de sols asphyxiés ou présentant, surtout en terre argileuse, une semelle de labours.

Le cultivateur naturel utilisera donc tous les autres procédés de travail du sol (griffage, binage, sarclage, etc.) lorsque cela s’avèrera strictement nécessaire.

Toutefois, le cultivateur averti des pratiques culturales respectueuses du sol, et des enseignements de Masanobu Fukuoka pour se fatiguer le moins possible gardera en tête sa « Révolution d’un seul brin de paille ».

Révolution d'un seul brin de paille

La couverture permanente du sol avec de la paille, des coupes d’herbe (de la tonte de gazon à condition qu’elle ait été séchée auparavant et mélangée à d’autre particules), des copeaux de bois ou des branches broyées remplace avantageusement un travail dur et fastidieux. Cette couverture végétale va, tout d’abord, protéger le sol des ardeurs du soleil et du vent, limitant ainsi évaporation et érosion. Le sol restera humide plus longtemps, attirant ainsi les infatigables auxiliaires naturels du cultivateur de la biomasse du sol (vers de terre et taupes sont d’excellents travailleurs du sol, infatigables et peu onéreux). Cette couverture végétale attirera aussi les macro organismes et les bactéries pour la décomposer et la transformer en humus, qui avec l’argile du sol composera le garde manger des plantes.

Entre deux culture, en hiver, le cultivateur naturel sèmera des engrais verts (moutarde blanche, phacélie, trèfle ou vesce…) qu’il fauchera régulièrement avant de les couper au collet avant la plantation.

Il déposera les éléments nutritifs à la surface du sol (afin qu’ils soient enfouis par la biomasse et par lessivage).

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