Lettre ouverte aux derniers de la classe

Il y a plus de vingt ans, quand j’ai évoqué la notion de non travail du sol, certains, trop fainéant, probablement, pour lire un ouvrage dans son intégralité, se sont contenté du titre pour en faire une technique liée à leur philosophie de vie (récolter sans rien faire).

Pourtant, dès la première phrase je prévenais que « le non travail du sol ne consiste pas à rester les bras croisés, mais à mettre en œuvre un certain nombre de pratiques différentes de celles enseignées jusqu’à aujourd’hui. »

Depuis, les choses ont évoluées, et même dans les cours d’agronomie enseignés aux agriculteurs et aux spécialistes de l’agriculture, on prends en compte les différentes couches spécifiques du sol, et mis à part quelques réactionnaire et/ou abrutis arriérés, plus personne ne laboure profondément son champ ou son jardin.

Mais les choses ont évoluées aussi dans l’autre extrême, et ce qui était une philosophie, mal comprise par certain, devient un ensemble de techniques à la mode, mise en valeur dans certains média par des apprentis écrivains en mal d’idées qui recopient des inepties sans même savoir de quoi ils parlent.

Engrais vert - Novembre 2015

C’est ainsi qu’est sortie de nulle part la « permaculture » qui est aux derniers de la classe, le concours permanent des idées les plus stupides pour les plus fainéants des jardiniers et les « bourgeois bohèmes écologistes » (les bo-bec, chers à mon ami Pierre Bourdieu).

En effet, la mode du « naturel » a fait que dans nos campagnes, mais surtout dans nos villes, on a voulu transposer des idées à la mode, mais surtout sans s’encombrer d’un philosophie qui demandait un certain nombre d’efforts parfois peu compatibles avec la vie du XXIème siècle.

On s’est donc contenté de faire de quelques techniques, mal comprises, des choses indispensable pour quiconque voudrait se prévaloir d’une culture avant-gardiste et respectueuse de notre environnement. C’est ainsi que sont apparues des buttes de cultures dans des jardins à la terre déjà assez riche, la couverture du sol avec des déchets industriels importés de l’autre bout du monde (comme la fibre de coco) et autant d’inepties qui font plus de dégâts à notre environnement qu’une culture intensive chimique.

De plus, et nous savons le démontrer, simplement en ressortant nos cours d’agronomie, ces techniques, mal comprises et mal utilisées, produisent bien certainement les effets contraires à ceux escomptés.

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2 réflexions au sujet de « Lettre ouverte aux derniers de la classe »

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