Notre amie la Consoude

Voilà bien une plante qui mérite, mille fois, de se trouver dans tous les jardins, surtout si vous pratiquez le jardinage naturel.

Nous l’avons mise en arrière plant dans un de nos massifs de fleurs mélangées, au jardin d’ornement, ainsi que tout le long du fossé, en limite de domaine, derrière le tunnel de culture et tout le long du fond du potager. Ses puissantes racines plongeantes fixent les berges du fossés, et résistent à la voracité des poules qui passent l’hiver dans le potager, dans leur Hermitage (Palais d’Hiver).
Cette grande plante est très architecturale et a parfaitement sa place dans un fond de massif de fleurs vivaces et d’arbustes, mélangés à des bulbes, les fleurs sont bleues, mais parfois blanches (il existe aussi de nombreux cultivars). Ses racines profondes, qui peuvent atteindre 180 centimètres,  puisent profondément dans le sol les précieux éléments nutritifs (dont, entre autres, la potasse) qui sont stockés dans les feuilles.

En cuisine, elle servait autrefois comme composant dans les salades ou les soupes. Les feuilles s’utilisent en beignets ou cuites à l’eau comme des épinards. Elles peuvent se réduire en poudre et s’incorporer à la farine, c’est alors un excellent complément alimentaire.

En phytothérapie, l’usage interne de la consoude est déconseillé à cause de sa teneur potentielle en pyrrolizidines, qui sont des substances toxiques pour le foie, toutefois, il est bon se savoir que l’infusion de consoude aide à soigner les troubles digestifs, diarrhées et colites ulcéreuses. La feuille de consoude, astringente, atténue les douleurs dues à l’arthrose, aux crampes ou aux névralgies musculaires, en permettant un relâchement des muscles.

Elle a aussi été utilisée comme plante fourragère grâce à sa haute teneur en protéines et sa faible teneur en cellulose. On la considérait comme un aliment de choix pour les volailles et les porcs.

Décrite par le botaniste grec Dioscoride au Ier siècle, la consoude est une plante utilisée en phytothérapie depuis l’Antiquité. Pline l’Ancien fait également mention de ses propriétés médicinales, dans le traitement des fractures. A l’époque, la consoude était aussi utilisée en cas de troubles intestinaux, de bronchites ou de pleurésie. La plante s’est largement propagée, au fil des siècles, grâce aux voyageurs et aux pèlerins. Le nom de consoude est apparu au XIIIe siècle, issu du latin consolidare , alors que son appellation scientifique lui a été attribuée par le naturaliste suédois Linné, fondateur de la nomenclature binominale, en 1753. Le terme symphytum se réfère au mot grec symphuo , qui signifie « grandir ensemble ».

Propriétés médicinales de la consoude :

  • Astringente et cicatrisante : la consoude, appliquée en compresses, traite les contusions, les entorses et les fractures. Elle peut également être utilisée pour soigner les plaies et les escarres.
  • Anti-inflammatoire : elle atténue les contractions et les élongations musculaires. En cataplasme, la consoude purifie les poumons et traite les toux sèches. En gargarismes ou en bains de bouche, elle agit sur les plaies et les inflammations de la cavité buccale.
  • Émolliente : elle est très utile en dermatologie contre les furoncles, l’acné, le psoriasis et, d’une manière générale, toute déshydratation de la peau.
  • Adoucissante : ses mucilages en font un excellent traitement d’appoint en cas de crevasses ou de gerçures, voire de piqûres d’insectes.

Pour le jardinier :

La consoude est riche en calcium, potassium, phosphore, fer et silice, de plus, sa richesse en allantoïne favorise la multiplication des cellules, stimule la vie microbienne du sol, facilite la levée des semis et favorise la croissance des feuilles.

Les feuilles sont utilisées dans les trous de plantation, comme activateur de compost, mulch nourricier, terreau , purin ou engrais liquide extrait à sec (plus riche que ceux à base d’algues marines) utilisables en fertilisation foliaire.

La consoude fanée est aussi appelée « instant compost », car son rapport carbone/azote  est celui d’un compost bien décomposé. Ses feuilles fanées peuvent servir pour un lit  de fumure avant plantation.

Le compost de consoude est d’excellente qualité, mais on l’utilise rarement de cette façon à cause du faible volume de compost obtenu (peu de cellulose).

Pour le purin, on peut couper des feuilles, régulièrement, dès le début du mois d’avril, et les mettre à mariner au soleil dans 5 à 10 litres d’eau pour 1 Kg de feuilles. Le purin est bon quand il commence à se former des bulles à la surface de l’eau et que l’odeur est assez forte (entre 10 jours à 4 semaines selon la saison et le temps). Les substances actives y sont concentrées, pour éviter que le liquide se putréfie, vous devrez le filtrer pour obtenir un liquide d’une belle couleur vert doré.

Le purin de consoude peut être utilisé tout au long de la période de croissance et de floraison des plantes et légumes, il peut être utilisé sur toutes les plantes du jardin, mais réussit particulièrement aux légumes-fruits. Il s’utilise comme engrais à raison de 10% de purin de consoude pour 90% d’eau. Il s’utilise comme répulsif contre les parasites à raison de 5% de purin de consoude pour 95% d’eau.

Comme tous les purins, celui de consoude se conserve dans une bouteille ou dans un récipient en matière plastique fermé hermétiquement, durant plusieurs mois, à l’obscurité et à 12 °C environ.

Si vous n’avez pas encore de consoude dans votre jardin, la pépinière Arom’antique vous en propose une dizaine de variétés différentes !

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